Ordo Rosarius Equilibrio ft Spiritual Front ~ Your sex is the scar
There’s a scar in my chest that will guide you through… my vanity
A liquid guillotine that sounds like my last breath
Sexe et religion ou comment on m’a perdu très loin. Toujours dans ces idées de séduction précédemment évoquées, ici on attaque le coté manipulateur et dominant que je peux avoir. Toujours, on fait ce que je veux. Et je n’hésite pas à jouer de mes atouts pour cela quitte à être hors-caractère.
Aussi, ici, le sexe est associé à une cicatrice, à une blessure suintante, saignant encore. C’est presque évident. C’est au final tellement parlant vis à vis de mes mécanismes. Être dans l’ultra séduction, parfois en se dénaturant, en créant un personnage éphémère pour pallier cette vision d’horreur que sont pour moi les relations interhumaines. On dit souvent que l’esprit occulte plus facilement que le corps oublie. Le mien transpire la peur et la fuite quand mon esprit cherche l’absolue séduction. Logique, toujours.
“Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y succomber”
Oscar Wilde
Volupté, c’est tout ce que ça m’inspire. Je ne sais pas, il y a une espèce de séduction, de sensualité qui s’échappe de ce morceau. Le tout en restant délicat et arachnéen. Je ne me qualifie pas de « délicate et arachnéenne », je pense juste dans tout mon égocentrisme être quelqu’un d’un peu subtil, voire de difficile à cerner en matière de jeux de séduction.
J’agis de deux manières: soit je sais que j’ai champ libre, que j’intéresse, que je peux jouer sur l’envie et là, j’aurai ce que je veux quand bien même dussé-je être la pire horreur possible (« Tous doivent périr, et moi aussi » dit le proverbe). Soit je constate que les obstacles sont trop importants et je me contente de ce que j’ai. Autant se satisfaire de peu que de ne rien avoir.
Mais Buckethead incarne plutôt cette philistine qui n’a pas peur des murs, qui pleure en silence parce qu’elle se blesse aussi mais apparaîtra toujours confiante et baignant dans sa propre aura de séduction. Je suis quelqu’un qui plait, je le sais et j’en joue excessivement (parfois dangereusement, mais ça … ).
Je prends un peu d’avance sur mes prochaines publications pour annoncer quelques mois un peu spéciaux pour ici.
Honnêtement, je ne suis pas sure de pouvoir tenir un rythme de publication intéressant et ayant un contenu globalement intéressant aussi. Aussi, je pense faire quelques articles review, notamment pour l’exposition Burton, le concert de Rhapsody où j’ai un accès VIP ou encore juste un retour sur mon stage (mais là, avec trois jours dans les jambes, difficile de dire si c’est “absolument génial” ou “fabuleusement merdique”. Pour l’instant, tout se passe bien, je ne peux pas le nier.)
Ceux qui avaient accès aux derniers articles sous MDP connaitront déjà l’idée, mais pour ceux qui n’y avaient pas accès, voilà ce qui va se dérouler ici.
J’ai réalisé pour une personne qui m’est chère un concept-photo appelé “La Boite à Patience”. Dans une boite se trouve douze enveloppes, contenant douze portraits et autoportraits. Chaque photo possède une ou plusieurs citations en son dos, et sur une clé USB jointe à la boite-concept, se trouvent douze morceaux de musique en rapport avec chaque photo et un petit texte sur le “pourquoi” (que je censurerai peut-être après tout l’original n’était pas à vocation publique). L’idée était d’être “là” régulièrement sans être présente physiquement (toujours ce soucis de ne pas vouloir être oubliée etc). De plus, j’ai choisi des morceaux qui, selon moi, me représentent particulièrement bien (mais là, ça n’implique que mon avis, même si je me suis plus ou moins renseignée auprès d’ami(e)s proches.)
On est d’accord, on est en plein dans l’ego-trip. Mais … et alors? C’est artistique ahahahah.
Les photos n’ont pas encore été publiées pour éviter le spoil, mais de ce fait, j’ai décidé de publier jusqu’à mon retour la photo correspondant à chaque semaine. Pour cela, j’ai créé une catégorie spéciale pour éviter que ça se perde/poste n’importe où.
Here we go.
Semaine 1.
La Fille d’Octobre ~ Le Crâne-Corbeau
[ 2007 / tirage argentique développé personnellement et modifié à la main
lors du tirage ]*
S’il fallait expirer tout ce que tu m’inspires Il faudrait des vautours pour manger tous mes mots
(…)
Faites alors mon Dieu que du fond de mon cœur Jaillisse le si peu que j’avais de bonheur Et que mon crâne fendu vomisse les corbeaux Dont les langues pendues retenaient tous mes mots
Avoir l’esprit comme un grenier où s’entreposeraient les vieilles idées et les souvenirs, les mensonges, les passages d’une vie qu’on occulte.
C’est à ça et à cette faculté d’oubli très simple que j’ai que me fait penser ce morceau magnifique. Si je n’oublie pas, j’implose, on ne peut pas vivre avec tout ça dans une seule tête. Et la plupart du temps, le contenu de ces pensées est hurlant, est pourri, est une charogne bonne à dévorer avidement.
J’aime imaginer mon intérieur, mon imaginaire comme un vieil endroit poussiéreux, où s’entassent les coffres, les boites, les tiroirs débordant de tout et de n’importe quoi. Surtout de n’importe quoi. Avec un plancher qui craque très fort, comme les fondements de ma psyché qui ne sont au final que très frêles, toujours tangents et à la limite de sombrer.
Tout ça, dans un cri silencieux et violent, qui me crèverait les tympans si je hurlais vraiment. Alors parfois, j’aimerais juste que l’on vide mon crâne de toute cette pourriture et respirer.
*Certain(e)s reconnaitront cette photo car je l’ai utilisé pour mon projet Théâtre de terminale. Cependant, vous êtes familier de la version numérique et pas celle argentique modifiée!
Voilà, hier s’est terminé ma dernière semaine dans le Nord avant trois mois.
Hormis une soirée assez graveleuse comme ma douce Hestia, j’avoue qu’on m’aura fait sentir la pression du départ: aucune aide, à peine si on me dit au revoir… certes ce n’est “que” trois mois, mais vu le temps que je peux passer à aider certains, un minimum de compassion aurait été le bienvenu. Soit.
Je suis encore allée voir Shaka Ponk pour leur date à Lille. J’ai rejoins à l’Aéronef assez tôt dans la matinée une amie, pour dire de profiter de la journée. Et la journée, en plus d’être abominablement froide, a été plutôt géniale. Nous avons passé la matinée avec les différents membres du groupe, une bonne occasion pour discuter un peu (surtout après le showcase de Lille la semaine passée, car j’ai offert une BD au chanteur. A la base, l’ouvrage était pour moi et après l’avoir lu, je me suis dit “Tiens, ça plairait certainement à Frah”, il était déjà assez touché du cadeau, alors quand il m’en a parlé super naturellement pour me dire qu’il avait adoré et que c’était bien pensé, ça m’a vraiment fait plaisir!) c’était vraiment agréable de pouvoir se poser un peu avec eux. Allez quelques photos (les premières sont du showcase Fnac de la semaine passée.)
Cette photo n’est pas de moi, mais c’est ma petite BD. Ahah.
Petite réconciliation à la “Sauce Samaha”, car après tant de violences entre nous, pour notre femme en commun, nous avons décidé de faire la paix comme il faut! (notez les têtes respectives de Steve et Cyril qui sont juste à mourir de rire)
Le Delilah est un animal tout à fait comestible.
Ils sont suspicieux, après tout je colle ma bouche à des endroits bizarres (cf Frah et Sam du coup)
Petit fluffy mood du matin, avec Goz en guest et après avoir bien discuté!
J’ai encore une photo avec Samaha (magnifique même sans maquillage) mais sur l’apn photo d’Hestia! Plus tard donc!
L’attente fut donc un très bon moment, sous toutes nos couches de vêtements (ma femme m’avait dit par sms “Tu t’en fous si tu as l’air d’un chameau!!” politique de non-look donc!) Ma belle et moi avons enfin fait une photo ensemble, je ne ressemble strictement à rien! (pas ma faute, mes vêtements chauds présentables étaient déjà dans ma valise pour Lyon!)
Sexyness absolu: bonnet de troubadour, plaid jaune poussin … :D
Sinon le concert en lui-même… bon oui, c’était bien, c’est toujours bien, pas de problème avec ça. Juste que j’avais littéralement la tête ailleurs. Avec la neige qui s’est brusquement mise à tomber, rien de sur pour rentrer, je devais gérer mon frère, je devais partir en Belgique pour 23h30. Finalement, je me suis mise à pleurer dans les bras de ma jolie épouse, qui en plus de sécher mes larmes m’a démontré que oui, les bonnes personnes existent et que la générosité est une qualité qui persiste. Je ne la remercierai jamais assez pour ce qu’elle a fait. Certaines personnes pensent peut-être que c’est du “suce-boulage” pour se rapprocher du groupe ou autre. Je peux jurer que non … jamais nous ne parlons du groupe, oui certes c’est par ce biais que nous nous connaissons, mais nos conversations, nos sourires, nos trips n’ont rien à voir avec ça. Elle le sait, je le sais et jamais je ne me permettrai d’outrepasser ça. (preuve, jamais je n’oserai demander un backstage ou autre, c’est juste impensable.) Comme elle le dit si bien, ensemble on se sent safe. Il suffit de penser l’une à l’autre pour sourire. Et ça, ça n’a parfois vraiment aucun prix. Depuis septembre, c’est vraiment une amitié sans prix qui s’offre à moi. Merci à elle.
Finalement, je décolle pour la Belgique, tant bien que mal dans la neige. Dernière soirée là-bas avant le grand départ. Je ne me voyais pas ne pas la passer avec C., qui malgré tout est devenu bien important, bien présent dans mon paysage. J’avais aussi besoin de sa présence avant ces trois mois. Il y a des choses comme ça, auxquelles on s’accroche, auxquelles on s’attache un peu. Une douceur, une odeur, je ne sais pas. Histoire de partir avec mes souvenirs. Et je déteste partir, je déteste dire au revoir. J’ai toujours l’impression de disparaître un peu. Pour ceux qui ont suivi les articles sous mdp, le présent concocté a été reçu avec beaucoup de plaisir. Des choses se sont dites. J’en suis contente malgré mon cœur un peu lourd.
Au moment où j’écris ces mots, cela fait une journée que je suis sur Lyon. Je ne me sens pas du tout chez moi ici, je me sens vraiment seule, sans quasiment personne sur qui compter, sans personne à qui me raccrocher. Je ne sais pas, le fait d’avoir laisser toutes les personnes qui me sont importantes là-haut me fait un certain mal. Question d’habitude. Le point positif, c’est que je serai vraiment heureuse de rentrer fin avril.
Je vis cependant dans un appartement magnifique, de plus de 500m2 en plein centre de Lyon. Nous sommes 10 et je partage les lieux avec une famille bien catho. Et je vous promets qu’entendre très sérieusement “Maman est déjà partie à la messe”, ça vous fait faire une tête de ce genre:
Tu m’étonnes que j’ai bien fait de cacher mon septum et mon chest …
Je commence mon stage demain. J’espère honnêtement qu’il me prendra toute mon énergie et qu’il sera vraiment bien, histoire d’annihiler un peu ce sentiment d’abandon que j’ai ici. De plus, malgré les 500m2 de surface, je partage un mur avec la fille des propriétaires. Nous pourrions avoir une conversation tout à fait normale de nos bureaux respectifs. C’est juste absolument awkward et ça n’aide pas du tout à me sentir à l’aise ici. M’enfin, on verra. Trois mois ce n’est pas si terrible. Comme dirait C.:
“Le premier mois, tu prends tes marques, le deuxième mois tu as fini tes jeux, le troisième tu cours partout pour ton mémoire et tu rentres.”
Allez admettons.
Heureusement que cette chose est là pour m’aider à surmonter cet enfer luxueux (j’ai presque honte de pas être sur mon 31 pour les jours à venir.)