Black n°1

•12 mars 2012 • 6 Commentaires

Semaine 6

Type O Negative ~ Black n°1

Loving you was like loving the Dead,

Was like FUCKIN’ the Dead.

Type O Negative, découverts en Pologne, sur une étagère dans le fin fond d’un disquaire. Peter Steele a ce genre de voix puissante qui me met en rage, qui me calme, qui me fait partir loin.

Bloody Kisses est un album dédié à la Femme, Black n°1 à celles égocentriques qui préfèrent rester cloitrées chez elles plutôt que de ne pas être présentables. Mais cette demoiselle a ce pouvoir ensorcelant, après tout, on l’aime comme on aime la mort. Et elle aime aussi de cette façon.

Je crois que quand j’aime, c’est éperdument. Je suis de ce genre d’amoureuse absolue et loyale. J’ai le sens complet du sacrifice malgré ma fierté et mon besoin vital d’indépendance. De sources sures, je sais que me faire entrer dans une vie, c’est se laisser marquer au fer rouge. Parce que j’aurai été immonde et vengeresse (je ne pardonne pas.) mais parce que je suis ce genre de souvenir d’une caresse doucereuse sur une joue qui revient brusquement. Sans raison. J’imprègne, je hante, que ce soit en mal ou en bien. Je ne laisse pas indifférent. J’ai besoin qu’on se souvienne de moi, l’oubli est une chose qui me tétanise.

Alors que l’on m’aime comme on aime la mort, parce que je suis capable de mourir d’avoir trop aimer.


(Je tiens à préciser que c’est une de mes photos préférées de cette série. Je ne sais pas qui est cette bombasse qui se prend pour Jésus, mais tcheu !)

The Dole of the King’s Daughter

•9 mars 2012 • Laisser un commentaire

Semaine 5

Caprice ~ The Dole of the King’s Daughter

No moon in this still heaven

In the black water none,

The sins of her soul are seven

The sin upon his is one.

Caprice est aussi un monument dans mon univers musical. Un univers plein de fées, de petit monde, de voix merveilleuses, de textes d’une poésie absolue et infinie … une espèce de néoclassique voluptueux et tragique.

Ici, le premier morceau que je leur ai connu. De plus, un des poèmes d’Oscar Wilde … il y avait de quoi me donner envie de mourir de plaisir dans l’instant. Ce poème me touche particulièrement, me serre les entrailles. Je pense que si un jour, j’avais été une princesse, je me serais dangereusement rapprochée de celle-ci, avec ses roses, ses péchés, ses crimes, son désespoir, ses mains pleines de sang. Dans sa féminité empoisonnée.

Aussi, la dernière strophe parle à ma place dans la beauté des mots et des sens. (et cette voix… )

 

(Allez hop les bitchs, je me casse en Belgique o/ )

Le Doigt sur ton étoile + Bonus de la semaine

•28 février 2012 • 1 Commentaire

Semaine 4

Indochine ~ Le Doigt sur ton étoile

Si tu pouvais savoir quand je pense à toi

Tout ce que je fais rien qu’en pensant à toi

Si tu pouvais savoir quand je pense à toi

Tout ce que je me fais rien qu’en pensant à toi!

Difficile de parler de moi sans parler d’Indochine, quand bien même je ne m’épanche pas en effusions d’amour. Outre le fait que ça m’a permis de me focaliser sur quelque chose de positif, de dédramatisant quand j’étais dans le noir existant, la simplicité, la clarté et la proximité des textes ont beaucoup joué dans mon acceptation, dans l’expansion de ma tolérance et de mon ouverture d’esprit.

Le doigt sur ton étoile respire de cet aspect positif enivrant. On est là dans ce coté mystérieux cultivé volontairement, cette envie de rester avec une part sombre laissant libre-court à l’imagination des autres. Personne ne sait qui je suis en vrai… c’est évident aussi. On rejoint-là cette idée que j’endosse un personnage, que je joue une espèce de comédie tous les jours pour garder cette tranquillité, cette liberté de mouvement et de pensées qui n’est pas toujours normée. Que dans un univers que l’on se crée, on est libre d’être ce que l’on veut, sans limite, sans jugement.

Et puis « Si tu pouvais savoir quand je pense à toi / Tout ce que je fais rien qu’en pensant à toi / Si tu pouvais savoir quand je pense à toi / Tout ce que je me fais rien qu’en pensant à toi » … c’est juste merveilleux. Huhu.

Remarque: J’avais écrit il y a quelque temps sur ce même sujet. Replaçons donc dans le contexte.

Et la photo bonus qui n’existait pas jusqu’à hier.

Vous m’excuserez la vulgarité, mais je me vends du rêve sur cette photo, je me baise sans problème.

[ TAG ] Onze choses à savoir sur le Messie.

•26 février 2012 • 1 Commentaire

Tcheu, quelle poésie, je n’en reviens pas d’un tel titre, d’une telle beauté, d’une telle originalité! Juste pour ça, j’estime qu’il faudrait créer un jour férié en mon honneur. Tant et si bien qu’il va y avoir dans cet article un déluge de gifs et images en tout genre.

Bref, je ne prends jamais la peine de répondre aux différents tags qu’on m’impose (j’en ai fait quelques uns sur Flickr pour le début d’année, mais après basta.) Mais là, c’est ma jolie Anna E. qui a pris la peine de me fouetter la couenne avec ce tag, et comme je l’aime, qu’elle est cool et qu’on voue un culte au roux, je m’incline bien bas et vais répondre à ce tag. Je précise aussi que je m’ennuie comme un rat mort en attendant désespérément mon épisode de Supernatural (le deuil de Megaupload est vraiment très très difficile à vivre.) donc c’est aussi l’occasion de m’occuper un peu.

Le principe de ce tag est donc de livrer 11 informations sur ma petite personne et de répondre à 11 questions posées par Anna E. Normalement, je devrais aussi poser 11 questions et taguer des gens … mais j’ai la flemme >.>

So, here we go.

1) Je suis quelqu’un d’obsédé par les poils. Je livre une guerre perpétuelle à ma pilosité, et hormis si j’ai décidé de faire grève (mais généralement, je ne tiens pas plus de 3 semaines pour les jambes, tout en débroussaillant allègrement le reste) je ne supporte pas ça. Je pense même qu’après mon voyage au Japon, mon prochain investissement sera dans l’épilation laser. Je vivrai ainsi nue comme un ver, sans me soucier de ma toison. Merveilleux. PAR CONTRE. Les poils chez les autres ne me dérangent absolument pas. PIRE!! Ils sont un critère de séduction absolue chez les mââââles. Au début, c’est un peu étrange de m’avoir vous tripotant le poil de menton, mais on s’y fait vite. J’y peux rien. C’est ma masculinité mal placée. J’adore les barbes/les torses venues/les jambes poilues/les touffes de cheveux … Rien que d’en parler, j’ai le syndrome Alan Rickman.

2) J’ai un amour consensuel et abusif pour Jésus. Au point d’avoir fait une identification complète (et du coup, je m’amuse à détourner allègrement la Bible et autre truc du genre. C’est pas ma faute.) et au point de vouloir un Cœur-Sacré tatoué dans le dos. J’adore visiter des églises/basiliques/cathédrales, j’adore l’art religieux, ça me passionne littéralement au point que j’ai voulu faire une licence de Théologie (et on m’a dit non. J’étais très triste), j’aime aussi beaucoup tous les textes religieux, et idéal de tous: les thrillers sur fond de complot religieux et/ou les serial killers mystiques. Pourtant, je ne suis pas du tout croyante. Baptisée certes, je pense pourtant faire mon apostasie. Mais je suis vraiment trop fan. Et faut pas me demander d’où ça vient, parce que je n’en ai strictement aucune idée. Je ne sais pas, je dois aimer ces extases spirituelles. Lol.

Jésus est roux. Amen.

3) J’ai le fantasme du cheveu long. De la crinière indomptable et lourde qui arrive au milieu du dos. Paradoxe ultime que je coupe mes cheveux tous les ans en mode “dans la nuque”. Mais cette année, ça va changer. Je veux ma crinière de princesse. (et contrairement à ce que la précédent photo laisse penser, je n’ai que les mèches de devant qui sont si longues. Le reste m’arrive aux épaules.) A savoir que petite, j’avais des cheveux abominablement longs.

4) J’accepte facilement la critique mais pas la méchanceté gratuite. Exemple récent: je me fais démonter dans les règles de l’art suite au premier test que j’écris pour le compte de ma rédaction. Les commentaires argumentés qui ne sont pas d’accord avec moi ne me font ni chaud, ni froid. Les commentaires insultants me mettent dans une rage abominable. J’ai tendance à penser que derrière son écran, on pense avoir des grosses couilles bien remplies. Mais que s’ils étaient face à moi, ça banderait mou royalement. Bande de branleurs.

5) Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, je ne suis pas une personne égoïste. J’ai même la fâcheuse tendance à m’investir beaucoup trop pour certaines personnes: je ne compte pas quand j’offre, je pense plus à eux qu’à moi, je ne demande rien en retour, je passe un temps fou à gérer pour eux, à chercher ce qui leur ferait plaisir, à créer du projet. Mais c’est le genre d’investissement qui se mérite. Je ne perds pas mon temps avec des gens qui n’en valent pas la peine (qu’importe s’ils m’offrent des choses/promettent des trucs … on ne m’achète pas et comme je le disais au dessus, recevoir ce genre de comportement de ma part est avant tout gratuit. Too bad.)

6) Je ne ressemble à personne dans ma famille. Parait-il que je suis le portrait craché de la danseuse de cabaret/pute pour riches qu’était mon arrière-grand-mère italienne. Sinon, je n’ai le physique de personne, les traits de personne … à peine les yeux de ma mère (quand j’étais petite oui, mais là plus du tout), peut-être les cheveux de mon père. C’est ma nature divine qui fait ça, muahahah.

7) Contrairement à ce qu’on pense, je ne râle pas beaucoup. J’intériorise. Et jusqu’à un moment où c’est Osgiliath dans ma tête. Donc je suis plutôt finalement très facile à vivre, très tolérante et je m’adapte assez facilement par délicatesse et souplesse d’esprit. En fait, je suis plutôt comme ce petit pug:

8) Voilà à quoi je ressemble quand j’ai bu (et j’ai une très bonne descente):

Avec beaucoup un peu de ça:

9) Attention, je suis quelqu’une qui sait très bien ce qu’elle veut. Règle n°1 de la fille qui sait ce qu’elle veut? Faire parler ses seins. Plus sérieusement, je deviens très vite calculatrice et planificatrice quand certaines choses sont en jeu. Et je peux être très très imaginative. C’en est même parfois un peu tordu. Mais toujours classe.

10) Je suis quelqu’un d’ultra réactif et d’hypersensible. Outre le fait que je pleure pour un peu tout et n’importe quoi, c’est un vrai sketch de me voir lire/écrire/regarder une série/un film. Je commente, je fais des têtes pas possibles, je m’exclame, je m’insurge. Je vis littéralement les choses. Le pire étant quand un de mes personnages préférés meurt. Je crois que je suis proche de ce combo là:

J’exagère à peine, c’est peut-être ça le pire.

11) J’ai un humour un peu particulier …

Voilà pour les 11 informations cruciales me concernant! Restent maintenant les 11 questions d’Anna E.

1. Quelle est l’origine de ton pseudo ?

Il vient du manga Count Caïn/God Child de Kaori Yuki. Je crois que ça fait bien maintenant 7 ans que je me le trimballe (j’en ai eu d’autres entre temps, mais “Delilah” a toujours été là.) Puis je me suis intéressée entre temps à la Bible etc, et j’ai découvert l’histoire de Samson et Dalila. Mon choix n’en a été que plus affirmé!

2. Qui inviterais-tu à dîner si tu le pouvais ? (Résurrections possibles sur remplissage du formulaire indiqué)

Dieu, Rimbaud, Cartman, ma meilleure amie, Nicola Sirkis, Jeffrey Dahmer et Peter Steele. Non pas Lady Gaga.

3. Ton vice caché ?

Hm… s’il est caché, je suis vraiment obligée d’en parler? Bon en restant dans ce qui est légal, la Ben&Jerry’s. Sinon, je confesse boire beaucoup trop (même si là, je suis en régime monacale)

4. Jus d’orange avec ou sans pulpe ?

Sans préférence, tant qu’il est bon. Après, moi comme je lis la question et avec mon petit esprit tordu, je te répondrai “avec pulpe bien entendu!”. Mais ça n’engage que mon esprit tordu et moi-même.

5. Un projet fou fou fou ?

Dans les projets fou fou fou mais réalisables, il y a donc ce voyage au Japon qui me ferait volontiers m’arracher les cheveux. Sinon, j’aimerai rencontrer un serial killer.

6. Chocolat blanc, au lait ou noir ?

Noir!

7. Un lieu ?

Goddamnshit, mon lit!!

8. La couleur que tu aimerais porter mais que tu ne portes pas pour une certaine raison ?

Le jaune et le vert! Mais je ne les porte pas parce que je n’aime pas, ça ne me va pas du tout au teint (d’ailleurs, j’ai une robe verte qui en pleure dans ma penderie.)

9. Figue ou raisin ?

Raisin! Parce que ça fait du vin. *sors*

10. Collectionnes-tu quelque chose ?

Oui! Les culottes, les chaussures et les poupées =)

11. Si tu devais être une marque de luxe, laquelle serais-tu ?

Agent Provocateur *sourire entendu*

Et parce qu’il reste encore quelques % à mon épisode avant d’arriver … je survis tant bien que mal à Lyon! Le stage se passe toujours merveilleusement bien, j’ai pu tester The Last Story, me faire démonter par les lecteurs parce qu’on a pas le même avis … Sinon, mon TFE stagne, j’ai pas envie, j’ai la flemme. Les cathos chez qui je vis sont toujours aussi fous. Et le programme se remplit peu à peu.

♥ Le 3 mars, découverte du dessin quasi-définitif de mon prochain tattoo.

♥ Le 9/10 mars, retour dans le Nord/à Tournai pour raisons libidineuses, récupération de colis etc.

♥ Le 17 mars, here we go pour le tattoo sur la hanche/l’aine. (sexy dans ta culotte quoi.)

♥ Le 24/25 mars OU le 31 mars/1e avril, Hestia vient un week-end sur Lyon. It’s gonna be l’orgie!

♥ Le 6 avril, Shaka Ponk au Reperkusound.

♥ Le 8 avril, exposition Burton avec So&Hestia. Concert et backstage de Rhapsody of Fire.

Et sous peu, plus que deux mois dans cet enfer!

Your sex is the scar

•22 février 2012 • 4 Commentaires

Semaine 3

Ordo Rosarius Equilibrio ft Spiritual Front ~ Your sex is the scar

There’s a scar in my chest that will guide you through… my vanity
A liquid guillotine that sounds like my last breath

Sexe et religion ou comment on m’a perdu très loin. Toujours dans ces idées de séduction précédemment évoquées, ici on attaque le coté manipulateur et dominant que je peux avoir. Toujours, on fait ce que je veux. Et je n’hésite pas à jouer de mes atouts pour cela quitte à être hors-caractère.

Aussi, ici, le sexe est associé à une cicatrice, à une blessure suintante, saignant encore. C’est presque évident. C’est au final tellement parlant vis à vis de mes mécanismes. Être dans l’ultra séduction, parfois en se dénaturant, en créant un personnage éphémère pour pallier cette vision d’horreur que sont pour moi les relations interhumaines. On dit souvent que l’esprit occulte plus facilement que le corps oublie. Le mien transpire la peur et la fuite quand mon esprit cherche l’absolue séduction. Logique, toujours.

 

Nottingham Lace

•14 février 2012 • 2 Commentaires

Semaine 2

Buckethead ~ Nottingham Lace

Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y succomber

Oscar Wilde

Volupté, c’est tout ce que ça m’inspire. Je ne sais pas, il y a une espèce de séduction, de sensualité qui s’échappe de ce morceau. Le tout en restant délicat et arachnéen. Je ne me qualifie pas de « délicate et arachnéenne », je pense juste dans tout mon égocentrisme être quelqu’un d’un peu subtil, voire de difficile à cerner en matière de jeux de séduction.

J’agis de deux manières: soit je sais que j’ai champ libre, que j’intéresse, que je peux jouer sur l’envie et là, j’aurai ce que je veux quand bien même dussé-je être la pire horreur possible (« Tous doivent périr, et moi aussi » dit le proverbe). Soit je constate que les obstacles sont trop importants et je me contente de ce que j’ai. Autant se satisfaire de peu que de ne rien avoir.

Mais Buckethead incarne plutôt cette philistine qui n’a pas peur des murs, qui pleure en silence parce qu’elle se blesse aussi mais apparaîtra toujours confiante et baignant dans sa propre aura de séduction. Je suis quelqu’un qui plait, je le sais et j’en joue excessivement (parfois dangereusement, mais ça … ).

 

Le Crâne-Corbeau [ Introduction à la Boite à Patience ]

•8 février 2012 • 4 Commentaires

Je prends un peu d’avance sur mes prochaines publications pour annoncer quelques mois un peu spéciaux pour ici.

Honnêtement, je ne suis pas sure de pouvoir tenir un rythme de publication intéressant et ayant un contenu globalement intéressant aussi. Aussi, je pense faire quelques articles review, notamment pour l’exposition Burton, le concert de Rhapsody où j’ai un accès VIP ou encore juste un retour sur mon stage (mais là, avec trois jours dans les jambes, difficile de dire si c’est “absolument génial” ou “fabuleusement merdique”. Pour l’instant, tout se passe bien, je ne peux pas le nier.)

Ceux qui avaient accès aux derniers articles sous MDP connaitront déjà l’idée, mais pour ceux qui n’y avaient pas accès, voilà ce qui va se dérouler ici.

J’ai réalisé pour une personne qui m’est chère un concept-photo appelé “La Boite à Patience”. Dans une boite se trouve douze enveloppes, contenant douze portraits et autoportraits. Chaque photo possède une ou plusieurs citations en son dos, et sur une clé USB jointe à la boite-concept, se trouvent douze morceaux de musique en rapport avec chaque photo et un petit texte sur le “pourquoi” (que je censurerai peut-être après tout l’original n’était pas à vocation publique). L’idée était d’être “là” régulièrement sans être présente physiquement (toujours ce soucis de ne pas vouloir être oubliée etc). De plus, j’ai choisi des morceaux qui, selon moi, me représentent particulièrement bien (mais là, ça n’implique que mon avis, même si je me suis plus ou moins renseignée auprès d’ami(e)s proches.)

On est d’accord, on est en plein dans l’ego-trip. Mais … et alors? C’est artistique ahahahah.

Les photos n’ont pas encore été publiées pour éviter le spoil, mais de ce fait, j’ai décidé de publier jusqu’à mon retour la photo correspondant à chaque semaine. Pour cela, j’ai créé une catégorie spéciale pour éviter que ça se perde/poste n’importe où.

Here we go.

Semaine 1.

La Fille d’Octobre ~ Le Crâne-Corbeau

[ 2007 / tirage argentique développé personnellement et modifié à la main

lors du tirage ]*

S’il fallait expirer tout ce que tu m’inspires
Il faudrait des vautours pour manger tous mes mots

(…)

Faites alors mon Dieu que du fond de mon cœur
Jaillisse le si peu que j’avais de bonheur
Et que mon crâne fendu vomisse les corbeaux
Dont les langues pendues retenaient tous mes mots

 

Avoir l’esprit comme un grenier où s’entreposeraient les vieilles idées et les souvenirs, les mensonges, les passages d’une vie qu’on occulte.

C’est à ça et à cette faculté d’oubli très simple que j’ai que me fait penser ce morceau magnifique. Si je n’oublie pas, j’implose, on ne peut pas vivre avec tout ça dans une seule tête. Et la plupart du temps, le contenu de ces pensées est hurlant, est pourri, est une charogne bonne à dévorer avidement.

J’aime imaginer mon intérieur, mon imaginaire comme un vieil endroit poussiéreux, où s’entassent les coffres, les boites, les tiroirs débordant de tout et de n’importe quoi. Surtout de n’importe quoi. Avec un plancher qui craque très fort, comme les fondements de ma psyché qui ne sont au final que très frêles, toujours tangents et à la limite de sombrer.

Tout ça, dans un cri silencieux et violent, qui me crèverait les tympans si je hurlais vraiment. Alors parfois, j’aimerais juste que l’on vide mon crâne de toute cette pourriture et respirer.

*Certain(e)s reconnaitront cette photo car je l’ai utilisé pour mon projet Théâtre de terminale. Cependant, vous êtes familier de la version numérique et pas celle argentique modifiée!

 

 
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